
Saint-Bernard prit forme grâce au bon vouloir de la population qui adressa plusieurs demandes d'érection canonique. La première en 1825, fut refusée. Entre-temps, on construisit l'église actuelle en 1844 à l'intérieur de d'autres limites, ce qui amena l'érection canonique civile quelques années plus tard, soit en 1854. On attribua alors le nom de Saint-Bernard en l'honneur de Mgr Bernard-Claude Panet, 2ième évêque de Québec. Le passé de la municipalité fut marqué par plusieurs incendies de résidences et de commerces, mais également par le malheureux accident aux Éboulements, qui a coûté la vie à plus de 40 résidents pendant l'année 1997. Néanmoins, malgré ces événements perturbateurs, la population de Saint-Bernard, à l'exemple de M. Lorenzo Grégoire, personnage né en 1919, très engagé dans sa municipalité, se relève, reconstruit et transmet ce vouloir et cet héritage aux nouvelles générations.
Le milieu rural qui occupe 99 % du territoire est propice à une économie axée principalement sur l'agriculture ainsi qu'à l'élevage de porcs, de volailles, de bovins et aussi de production laitière. Les différents agriculteurs se partagent quant à eux 96 % de ce territoire. Les services diversifiés (financiers, médicaux, alimentaires, de loisirs, etc.), répondent adéquatement à la grande majorité de la population qui trouve à proximité la réponse à leurs besoins.
Le réseau routier comprend trois rangs principaux qui permettent d'accéder facilement à la route 171 et à l'autoroute 73. Ainsi, la population de Saint-Bernard, village situé entre la municipalité de Saint-Narcisse et de Scott, se trouve à quelque 65 km de St-Georges, 42 km de Québec et à seulement 16 km de Sainte-Marie.
La municipalité de 2 060 habitants compte autant d'hommes que de femmes. La population des adultes âgés de 30 à 50 ans domine les proportions. Par ailleurs, on remarque depuis quelques années le départ des jeunes adultes vers l'extérieur et leur retour par la suite afin de s'y établir.
L'église et le presbytère classés monuments historiques depuis 1960 complémentent à merveille ce paysage de villégiature où le repos et le calme, agrémentés de quelques activités au cours de l'année, s'harmonisent dans une atmosphère chaleureuse.